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  • le Lundi 18/02/2008 à 23:17
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Clinton - Obama : le fond contre la forme

Les éditos, posts et reportages du 18 février

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C'est la dernière carte qu'abat le clan Clinton après avoir procédé à une réorganisation interne drastique, on se croirait chez Alcatel ou chez Yahoo! à lire ces lignes, qui a conduit à trancher quelques têtes - dont Bill ? - et à muscler le discours. Hillary Clinton a décidé de se poser en candidate du fond face à l'esbrouffeur en chef Barack Obama.

Après tout, cela a pas mal réussi à notre président élu face à sa challenger au printemps dernier, cette posture du "moi, je bosse mes dossiers". Pourquoi pas ? Comme dernière cartouche, on en connaît de plus pathétiques comme par exemple d'essayer de contester la décision du parti relative aux primaires du Michigan et de Floride. Ou encore de compter sur le vote des superdélégués pour inverser les résultats de la consultation populaire lors de la convention du Parti Démocrate chargée d'adouber au final le candidat.

C'est plus malin aussi que d'adopter une stratégie à la Giuliani en faisant l'impasse sur les Etats mineurs, comme le Wisconsin, pour se consacrer entièrement à l'Ohio et au Texas (voir le mode d'emploi pour une victoire dans cet Etat pondu par En Amérique ).

Ou bien encore, dans une tentative très "les sous-doués passent le bac", de lancer des accusations de premier de la classe outré sur le supposé cancre qui copierait par-dessus son épaule. Au risque de se faire arroser en retour.

Le recentrage de la com clintonienne est très habilement formulé par son conseiller Mark Penn dont Gilles Bouvaist dresse un excellent portrait : "Les préoccupations des élites d’aujourd’hui sont très éloignées des préoccupations qu’affrontent les gens ordinaires –l’accès à l’assurance-maladie, les suppressions d’emploi, la santé de leur enfants. Quand vous demandez aux élites pourquoi elles se préoccupent tant de la personnalité des candidats, elles vous répondent que «les électeurs» –c’est à dire la proportion de la population aux revenus moins élevés et moins éduqués qu’eux– ne comprennent pas les « enjeux », et que pour cette raison, ils voteront en fonction des personnalités des candidats. Alors que le vote du soi-disant peuple n’a jamais été autant centré et renseigné sur ces mêmes enjeux." Malin, n'est-il pas ?

Ce recadrage vient à pic, comme un coup de bol, pour le dernier billet du blog du JDD.fr que l'on vient juste de découvrir et qui se moque justement des journalistes tellement captivés par le choc des personnalités qu'ils en oublieraient l'essentiel, à savoir les oppositions programmatiques  : qui est le plus à gauche d'Hillary et de Barack ? C'est quoi d'ailleurs le programme économique de ce dernier que bon nombre d'opposants taxent d'amateurisme un peu comme on faisait un procès en incompétence à Ségolène Royal au printemps dernier.

Au niveau sujet de fond, un sujet détonnant a fait son grand retour sur la scène au détour de la dernière fusillade en date : le gun control. Mais là, le constat de Nicole Bacharan est sans espoir : aucun candidat ne prendra le risque de s'aliéner le sacro-saint droit des Américains à disposer d'un fusil mitrailleur sous leur lit. On peut dormir tranquille jusqu'au prochain massacre.

Commentaires

Piochés sur le blog de 20Minutes : l'un sur la télévision publique américaine, l'autre sur la société américaine et le conflit irakien (excellent soit dit en passant )

Une illustration supplémentaire que les chroniqueurs commencent à saturer d'avoir rabaché Obama-Clinton tout au long des dernières semaines et cherchent à élargir le débat.

Par larevuedeweb, Lundi 18/02/2008 à 23:34 - Répondre