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  • le Vendredi 20/06/2008 à 10:22
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PS : un nouveau TSS ( tout sauf Ségo )

Mots-clés :

C'est l'alliance de la carpe et du lapin. Elle identifiée comme la sainte patronne des 35 heures, lui qui se revendique d'un blairisme bon teint. Martine Aubry et Bertrand Delanoë : difficile de trouver héritiers plus irréconciliables de Lionel Jospin sauf à se dire que ce-dernier était lui-même une impossible synthèse. En 1997, la mayonnaise électorale avait pris sur une offre politique contradictoire ; en 2002, on sait ce qu'il en est advenu. Soudé par leur opposition à Ségolène Royal, il semble bien que les maires de Lille et de Paris soient tentés de retester cette recette en 2012, en commençant par le prochain congrès socialiste. Et pendant ce temps, Besancenot monte, monte... Petit tour des réactions dans la presse et la blogosphère.

En vrac mais pas en vrille :

Le pas de deux de Delanoë et Aubry ( leparisien.fr )

C'est le nouveau ménage ? ( Libération )

Aubry et delanoë : entre amis et entre les lignes ( La Voix du Nord )

Aubry-Delanoë : deux maires ami-ami à Lille ( 20 minutes )

Guerre des Roses au Parti des Mots (koztoujours)

De gauche ( Com-Vat )

Le Parti socialiste retrouve son unité… le temps d'une journée ( Bakchich )

PS : la guerre des chefs ( La Télé Libre )

Face aux crises, le parti socialiste doit changer! ( Libération )

Changement de file ( Eric Dupin )

Commentaires

A quelques mois de l'élection du nouveau 1er secrétaire du PS, les manoeuvres électoralistes et populistes vont bon train au PS.
D'autant plus que l'heureux (se) élu (e) devrait faire d'une pierre deux coups, en obtenant par la même occasion le fameux ticket pour l'élection présidentielle.

Le problème se pose en terme de positionnement électoral.
De la même manière que lors du lancement d'un produit sur le marché, il faut tout d'abord effectuer des études de marché, se placer en fonction du rapport qualité / prix désiré et assurer la promotion en insistant sur la valeur ajoutée du produit.

Dans le cas présent, l'équation à résoudre comporte 2 variables principales :
- la "droitisation" du programme du PS (due a l'obligation de proposer une politique libérale pour obtenir l'assurance d'être éligible),
- la ré-émergence de l'extrême gauche (l'UMP ayant phagocyté l'électorat de l'extrême droite, et bientôt celui du centre).

A s'entre déchirer, les différents protagonistes vont renforcer le manque de lisibilité de la politique de la gauche, ainsi que son manque de sérieux.

L'électorat national étant historiquement majoritairement de droite (sauf cas particuliers), il me semble que la gauche ne pourra s'en sortir à court terme, d'autant moins qu'une alliance est inenvisageable avec le NPA.

Dès lors, la voie semble royale pour Nicolas Sarkozy, malgré les résultats très relatifs de sa politique...

Par Wam, Mercredi 25/06/2008 à 15:26 - Répondre