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  • le Mercredi 16/04/2008 à 10:42
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Sarkozy et la rigueur cachée

Les éditos, posts et reportages du 16 avril

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Le gouvernement jure le contraire mais les éditorialistes en sont convaincus : ce que le gouvernement appelle "les réformes" est en fait un plan de rigueur et d'assainissement des comptes publics. Ce fameux tournant annoncé depuis l'été et l'éclatement de la crise des subprimes aux Etats-Unis est là. Il évoque celui que durent opérer les Socialistes en 1983 ainsi que le rappelle Françoise Fressoz en se demandant qui en seront les victimes gouvernementales et quels objectifs lui assigner.

Pour Radical chic, les victimes sont toutes trouvées au niveau des citoyens : ce seront les plus pauvres et les plus démunis. A eux de serrer leur ceinture selon le principe qu'il est plus facile de faire pression sur un chômeur que sur un patron du CAC 40 ou de multinationale étrangère type Mittal.

Les partisans de la politique du gouvernement dénoncent eux les procès d'intention et l'irréalisme des opposants aux réformes. En quoi faire pression sur un chômeur qui refuserait deux emplois de suite est-il scandaleux s'interroge Authueil ? Et le même de se demander en quoi la "mobilisation" lycéenne est crédible ? Même son de cloche chez ceteri paribus qui juge partiale la couverture du rapport Migaud sur la défiscalisation des heures supplémentaires.

Pourtant même la majorité grogne contre la gestion des "réformes". Certains, comme Patrick Devedjian, trouvent qu'elles sont mal vendues aux Français ; d'autres, comme Valeurs Actuelles, estime que le compte n'y est pas et que Nicolas Sarkozy ne parvient pas à opter pour une franche politique libérale de rigueur. Un syndrôme à la Chirac en somme.

Selon cette grille de lecture, la discrétion de Nicolas Sarkozy , tactique voulue ou pas, est aussi le révélateur de ce malaise politique dans un pays qui va mal, qui s'inquiète et qui vit mal cet état de fait.