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  • le Jeudi 14/02/2008 à 07:30
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SMS : quand Carla Bruni et l'Obs s'excusent

Les éditos, posts et reportages

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En parler ou pas ? Telle est la question qui agite toutes les rédactions et la blogosphère depuis l'éclatement de l'affaire du SMS attribué à Nicolas Sarkozy par Airy Routier, journaliste au Nouvel Observateur.

Il y a ceux qui sont résolument contre sur le principe du respect de la vie privée, on pourrait placer dans ce camp la propre épouse du président de la République qui s'est depuis excusée pour les propos peu choisis par lesquels elle avait exprimé son mécontentement.

Bon, on ne s'attendait pas trop à ce qu'elle se range du côté des défenseurs acharnés de la liberté de la presse sur ce coup-là...

Plusieurs sources ont également insisté sur le fait que Carla Bruni et Christophe Barbier sont a minima des connaissances, pour ne pas dire des proches. Ce qui donne un éclairage particulier sur l'obtention de cette interview exclusive.

"Sans cette confiance mutuelle, aucune interview n’était possible. C’était donc un "mal nécessaire". Mais il est vrai que je suis en empathie. Elle dit: "Je ferai de mon mieux". Je dis: "J’ai fait de mon mieux" note Barbier sur son blog dans son plaidoyer prod-domo.

Plus déroutant, la direction de l'Obs fait amende honorable ce matin avec la publication d'un éditorial de Jean Daniel très critique vis-à-vis de Nicolas Sarkozy mais tout aussi impitoyable pour sa rédaction Web coupable de ne pas avoir su résister à cette dérive. Idem avec une tribune signée Guillaume Malaurie et Michel Labro.

Au passage, les termes choisis indiquent que l'Obs maintient sa version des faits mais impute la publication à un cavalier seul de la rédaction Web, tancée pour ne pas avoir consulté la "vraie" rédaction, celle du papier. On n'ose pas imaginer l'ambiance aujourd'hui au siège du groupe. Ca va être sympa les discussions à la machine à café.

L'affaire n'interroge pas que la place des médias et la liberté de la presse. Elle offre également un excellent retour sur le nouveau statut judiciaire du chef de l'Etat avec la plainte déposée au pénal. Ce statut voulu par Jacques Chirac, et dénoncé avec force à l'époque, se révèle un cadeau empoisonné de plus, mais fort inattendu celui-ci, légué par l'Ex n°2 à son successeur.

En vrac mais pas en vrille :

"Nicolas Sarkozy n'a plus de vie privée" ( Libération, ContreJournal )
Sarkozy fait l'actualité, serait-ce devenu son problème ? ( Versac )
Sale temps pour la liberté de la presse ( rue89 )
People ( Koztoujours )
Perte de sang-froid à l'Elysée face aux "conneries" des médias ( L'air de Paris )
Sarkodéglingue ( Eric Dupin )
Une avidité ( Paris Libre )
SMS : Jean Daniel et "l'erreur" de l'Obs ( Arrêt sur image )
Les journalistes ont mal tourné ( Ecosphère )
La vie privée des anges ( Pascal Riché, rue89 )
Pourquoi Carla pèse. leçon sur le style ( LHIVIC )
Pourquoi pas Carla ? ( Philippe Bilger )

Commentaires

Je ne l'avais mentionné qu'en vrac mais vraiment j'insiste pour que vous lisiez le papier de André Gunther qui a le chic de rebondir sur la bible du moment de salmon sur le storytelling. Je suis très sensible notamment à son analyse de la postérité du sketch de Roumanoff et de la libération cathartique qu'il a engendrée, sensible notamment à travers la viralité de ce sketch largement diffusé par el bouche-à-oreille et le mail à tous.

Par larevuedeweb, Jeudi 14/02/2008 à 11:31 - Répondre
Par larevuedeweb, Vendredi 15/02/2008 à 14:00 - Répondre