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Pas facile d'analyser les résultats du super tuesday. D'autant plus quand on a pris que quelques heures de sommeil, il est vrai. C'est serré-serré comme tous les commentateurs l'avaient annoncé. Et difficile de tirer des conclusions définitives à rebours de ce qui a été fait à 2 heures du matin après l'annonce de la victoire d'Obama en Géorgie ( voir mon précédent post ensommeillé ).
ilovepolitics a déniché un widget Google qui fait le bonheur de la blogosphère. Et c'est vrai que quand on le regarde, on a soudain l'impression de mieux comprendre ou en tout cas d'avoir un véritable aperçu. Même si là d'un coup, j'ai l'impression que Clinton a raflé la Californie alors que tous les médias parlent de scores trop serrés pour livrer un vainqueur pour le moment. Je dois être mal réveillé.
Autre tableau de bord, celui de Yahoo!, pas très facile pour le suivi par Etat mais pas mal pour le décompte par délégués. Idem pour les infographies de nos amis du Monde et de LCI précédemment mentionnées.
Au sortir de ce marathon électoral, je ne vois qu'un vaincu ou, tout du moins, un perdant, c'est Mitt Romney. Attention, il n'a pas été rayé de la carte mais c'est celui qui fait la plus mauvaise opération en se faisant rafler la seconde position côté Républicain par Mike Huckabee, illuminé notoire mais fin stratège apparemment. Du coup, McCain est à l'aise selon rue89 ou moins bien que prévu selon Libération. A vous de voir.
Autre perdant de la soirée : Ted Kennedy dont le ralliement à Barack Obama n'a pas pu inverser la tendance sur ses terres. C'est le crépuscule pour Ted à lire Philippe Coste et Maria Pia Mascaro. Comme quoi les vieilles reliques, ça fait beau dans l'armoire aux trophées mais ça ne nourrit pas le présent. Du coup, on sera peut-être moins catégorique sur l'impact d'Al Gore quand il se décidera à soutenir l'un des deux challengers. Can they ? comme dirait Versac.
Du côté des vainqueurs, ou des pas perdants, John McCain tient la corde selon François Clemenceau qui n'enterre pas également Hillary Clinton qui limite la casse en dépit de ce qu'on avait prédit. Bémol du côté de Philippe Coste pour qui la victoire de NY ne doit pas cacher la forêt : c'est Obama qui mène la course ce soir au nombre de délégués raflés même si la Californie peut encore changer la donne.
Ce qu'elle vient de faire à l'instant où j'écris ces lignes !!!!!!! ( ça y est, voilà que le syndrome liveblogging me reprend). Oulalalalaaaaaa !!!!!!!!! C'est terrible ce qui arrive à Barack Obama, ce but dans les arrêts-de-jeu, assassin, qui va faire très mal ! Ca casse les jambes également à tous les commentateurs qui se sont (très peu) légèrement enflammés cette nuit vers deux heures du matin.
Les Clinton ne sont pas morts. On s'en doutait. Mais on vient encore une fois d'en recevoir confirmation. Ils résistent bien à la percée d'Obama, le forçant à concéder une forme de nulle comme aux échecs. Le syndrome Amélie Poulain en politique, bon vieux temps, c'était mieux avant, "back to les nineties", a encore du ressort contre les rêves d'horizons nouveaux obamiens. C'est du délire dans le stade : "Bring us back Monica Lewinsky !".
En vrac mais pas en vrille :
Microtrottoir d'iPol
Reportage de 20minutes à Manhattan et du même liveblog sur un campus de San Diego
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