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  • le Mardi 05/02/2008 à 21:24
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Super tuesday : y aura-t-il un vainqueur à l'arrivée ?

Les éditos, posts et reportages du 5 février 2008

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C'est un fait acquis : les primaires 2008 sont (parmi) les plus disputées de l'histoire politique des Etats-Unis. Bien malin qui pourrait ce matin parier sans la moindre once de doute sur le duel final. On nous le dit et le redit, côté démocrate, il est fort peu probable que l'un des deux favoris fasse la différence ce soir, ou tout du moins de façon suffisamment nette pour que son concurrent jette l'éponge. Quasiment tous les commentateurs parient que la course et le suspense vont se prolonger jusqu'à début mars.

Mais côté Républicain aussi, le doute est de mise. Car si les journaux et blogs ont tous parié sur McCain au cours des derniers sept jours, la remontée de l'inénarrable "bonsoir brushing" - pardon, Mitt Romney - en Californie rend l'art du pronostic bien difficile.

Cette course est impitoyable pour les favoris. D'une part parce que leurs challengers se mettent à tirer à boulets rouges sur eux mais aussi du fait d'une certaine volatilité de l'électorat. Soit les électeurs américains ont décidé que le feuilleton est trop plaisant pour prendre fin dès ce soir, soit ils accordent une prime aux Poulidors.

Si on ajoute à ça que les primaires ouvertes aux Indépendants et Démocrates donnent lieu à des votes tactiques "anti-meilleur candidat du camp opposé", on peut se demander si McCain n'est pas à son tour atteint du même syndrome qu'Hillary : le candidat incontournable, ou de droit naturel, rebute. Esprit de contradiction démocratique quand tu nous tiens.

Comme tous les quatre ans, les Etats les plus pourvoyeurs de délégués ont le droit aussi à leur coup de projecteur. Mais faute de tendance nette, les médias sont obligés de disséquer chaque électorat et chaque Etat. Qui va voter pour qui ? Là encore, les lignes bougent. En Californie, tout le monde scrute le vote latino, véritable martingale électorale de l'Etat. A New-York, c'est l'électorat afro-américain qui a fait l'objet de plusieurs reportages, à Harlem notamment.

Partout, le vote féminin, précédemment acquis à Hillary Clinton côté Démocrate, est passé à la loupe. Enfin côté Shakespeare, ou Dallas si on est méchant, les déchirements du camp Kennedy permettent de vivre l'élection comme un vaste soap familial. Une humiliation de plus pour nos élections 2007 qui ne risquaient pas d'embraser Châteauvallon !

Commentaires

Pioché cette itv dans Le Monde pessimiste sur les chances d'Obama de parvenir à y faire une percée

Par larevuedeweb, Mercredi 06/02/2008 à 00:44 - Répondre