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  • le Lundi 11/02/2008 à 08:09
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USA 2008 : Barack et Hillary, marions-les !

Les éditos, posts et reportages du 10 février

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Une ligne de lecture commode de la campagne présidentielle US en cours est d'opposer d'un côté les réalistes, candidat de l'expérience pour ne pas dire du "parler vrai", et de l'autre les candidats visionnaires, qui galvanisent l'électorat par les incantations. Bref, d'un côté, main dans la main, Clinton et McCain et de l'autre Obama main dans la main (on le plaint) avec Mike Huckabee.

Au vu des résultats d'hier soir, le rêve américain a le vent en poupe au sortir de huit années de cauchemar : Obama a mis une grosse claque à Clinton et Huckabee a démontré que le retrait de Romney pouvait relancer la course côté Républicain au lieu de la clore. Haï par la droite droite et en proie à un malhabile excentrage de dernière minute, McCain n'a pas encore raflé la mise. La faute aux culs bénis de tout poil selon Maria Pia Mascaro dont le désamour persistant va le contraindre à proposer un ticket à Huckabee. On lui souhaite bien du plaisir s'il est élu...

Côté Démocrate, en résumé, Obama joue la carte du candidat le plus consensuel donc apte à séduire l'électorat indépendant (chez nous, on dirait centriste, peut-être) et les Clinton misent tout sur les primaires du 4 mars prochain dans les gros Etats de l'Ohio et du Texas où ils peuvent compter sur les relais latinos et syndicaux.

Au niveau polémique, le camp démocrate se divise sur la question des délégués et autres superdélégués. Sans parler des primaires pour du beurre : Floride et Michigan. Philippe Boulet-Gercourt estime que cette carte politcienne que sont en train d'abattre les Clinton est la pire fausse-bonne idée qui pouvait leur venir et le meilleur cadeau qu'ils pouvaient faire à Obama.

Signe qui ne trompe pas et qui trahit un certain flottement, Hillary Clinton vient d'appointer une nouvelle directrice de campagne. Alors qu'on sait bien qu'on ne change pas une équipe qui gagne, ce changement révèle en creux ses difficultés présentes.

Autre polémique, la place de Chelsea Clinton dans la campagne. Après Bill, c'est le nouvel angle d'attaque contre Hillary accusée d'exploiter sans vergogne sa fille. Les termes choisis par MSNBC ont choqué car ils font allusion à une activité professionnelle que la morale réprouve.

Plus sérieusement, face à ce vaste pataquès des primaires, des voix ( "autorisées" comme on dit ) sont de plus en plus nombreuses à souhaiter une conclusion sous forme d'heureuse synthèse avec un ticket entre Clinton et Obama. Très bien, oui, mais lequel se dévouera pour être le VP de l'autre ? Car ce n'est pas la même chose en terme d'ego. Et il ne s'agit pas juste de voyager dans Air Force One ou Air Force Two. Bref, l'union, tout le monde est pour, si c'est derrière sa personne. Il n'y a pas que par chez nous que les progressistes ont du mal à progresser ensemble.

En vrac mais pas en vrille :

Au programme ce week-end ( 20minutes )
Obama remporte les consultations de samedi, revers pour McCain ( Le Monde )
En Louisiane, Barack Obama joue sur du velours ( Le Monde )
Barack Obama rattrape son retard, Huckabee joue les trouble-fêtes ( REU )