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  • le Mercredi 02/04/2008 à 22:17
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USA 2008 : Rocky Clinton ne jette pas l'éponge

Les éditos, posts et reportages du 2 avril

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Il est temps d'en finir : c'est le sentiment partagé par bien des chroniqueurs de la campagne présidentielle américaine. On ne sait pas trop s'ils se font l'écho de calculs politiques ou s'ils prennent leur désir pour leur réalité. Car, après avoir déchaîné les passions, l'enlisement de l'affrontement Clinton-Obama finit par lasser... les journalistes chargés de le couvrir.

Le débat n'est toujours pas tranché de savoir si cette course à rallonge favorise ou pas le camp Démocrate. Et bien des arguments tournent encore pour justifier la poursuite des primaires : primo, il serait injuste que les électeurs des Etats n'ayant pas encore voté ne puissent s'exprimer sur une course aussi serrée. Deuxio, pourquoi ne pas organiser une primaire des superdélégués censés au bout du compte départager les deux challengers ? Ce serait une façon bien plus démocratique. Préférable en tout cas à la situation actuelle où la plupart de ces notables donnent l'impression d'attendre de savoir de quel côté le vent va tourner. Girouette, je te plumerai...

Phénomène de lassitude d'autant plus vrai qu'en Europe depuis l'Iowa, c'est bien connu : le choix est fait. C'est Obama qui doit être élu. Et les Américains ont intérêt à se conformer à ce scénario. Et à ne pas reproduire le scénario navrant de 2004 au terme duquel le mauvais a gagné... Ils ont visiblement des difficultés à comprendre. Et mettent du temps à accepter le candidat que les Européens leur ont choisi. Mais il finiront bien s'y faire. C'est certain.

Certes, Hillary Clinton peut encore gagner le Michigan, certes elle a théoriquement gagné le Texas, mais pour tout un chacun la messe est dite, pliée, repliée : les sondages sont formels. La prolongation de la compétition ne tient plus qu'à de l'orgueil, un peu comme un boxeur sonné mais qui refuse de jeter l'éponge : vous avez dit Balboa ? Rocky Balboa ?.

Le camp donné vainqueur - Obama - souhaite officiellement que la course aille jusqu'à son terme par-delà les trahisons et les dérapages. Car le débat est à l'honneur - ou presque. Mais peut-être souhaite-t-il secrètement punir sa rivale en la contraignant à dilapider sa fortune personnelle pour financer sa campagne ?

Il n'y a pas que chez les Clinton d'ailleurs que ces problèmes de gros sous font jour. La presse se détourne de façon manifeste des primaires : le feuilleton tire trop sur la corde et les audiences sont en baisse. Mais plus prosaïquement, aussi, les coûts deviennent trop élevés : des primaires à rallonge, ce sont des voyages à rallonge, donc des défraiements à rallonge, cqfd à lire Corinne Lesnes. Les patrons de presse, ou du moins leurs comptables, commencent à se lasser. Next big thing, please...

En vrac mais pas en vrille :

La colère de Bill Clinton ( Richard Hétu )
Obama vainqueur au Texas ( Laurence Haïm )
L'économie à 3 heures du matin ( Richard Hétu )
L'avance de Clinton fond en Pennsylvanie ( Richard Hétu )
Poisson d'avril évidemment ( François Clemenceau )
Hillary Clinton propose à Barack Obama de jouer l'investiture au bowling ( ilovepolitics )
Hillary Clinton se compare à Rocky Balboa ( Le Monde )
Hillary se compare à Rocky ( Americana )
En Indiana, un soutien local et "international" pour Barack Obama ( Americana )
Hillary, c'est Rocky ( Libération )
La défaite de Barack Obama annoncée en Pennsylvanie ( En Amérique )