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Est-ce la dernière des dernières cartes qu'abat Hillary Clinton ? En tout cas, son dernier spot de campagne est analysé comme tel par presque tous les commentateurs avant une défaite annoncée et une fin de primaire au plus tôt mardi prochain, au plus tard en Pensylvanie, le 22 avril, étape que bien peu la voit atteindre.
Cette défaite annoncée est d'ailleurs tellement écrite que la candidate en rit elle-même retrouvant le meilleur de l'esprit Clinton lors de son apparition au Saturday Night Live - ah souvenons-nous de cette ultime vidéo diffusée par la présidence Clinton, mais passons, foin de nostalgie.
Démentant les rumeurs d'abandon, Hillary Clinton espère sans doute rééditer un exploit à la Harry Truman que tout le monde donnait perdant lors de sa réélection, certains titres ayant même publié une première édition le donnant battu, alors que le résultat fut inverse. Mais en dépit de ce précédent historique, il ne doit pas y avoir grand monde à parier sur elle quand même chez les bookmakers.
Mais revenons à nos moutons. Rappelons les faits : Hillary Clinton a diffusé un spot publicitaire digne d'une super production hollywoodienne ou commerciale, façon Tom Clancy, et puisant dans la meilleure mythologie réactionnaire. On l'y découvre fraîche et pimpante à même de résoudre une crise majeure tandis que les enfants de monsieur-tout-le-monde dorment paisiblement.
C'est une déclinaison bien droitière à souhait et si certains, comme François Clemenceau, jugent le coup bien joué, la plupart des commentateurs tirent à boulet rouge sur cette ligne de campagne très bushienne : "ayez peur afin d'avoir envie de voter pour moi parce que si vous n'aviez pas une sainte frousse, vous réfléchiriez et vous voteriez pour l'autre" en somme. Ce qui n'est jamais que le contraire de ce que prêchait Bill Clinton en 2004 lorsqu'il soutenait John Kerry contre Bush. Les temps changent comme dirait l'autre.
Ironie de l'Histoire, Hillary Clinton est autant victime de sa campagne ratée* que des conditions rocambolesques d'organisation des Primaires. Et qui a avalisé lesdites conditions ? L'establishement démocrate, elle-même ou son Bill de mari... Ironique, non ? Comme le relève François Clemenceau : "C’est clair que si les Dems disposaient d’un scrutin majoritaire « winner takes all », Hillary serait depuis longtemps nominée."
* nota : ce post de Laurence Haïm très sévère pour Clinton rappelle a contrario l'épisode de Ségolène Royal et d'un téléspectateur handicapé. A l'époque, la plpupart des commentateurs avaient jugé négativement l'élan d'empathie qu'Hillary Clinton n'a pas eu.
En vrac mais pas en vrille :
La réponse d'Obama ( Richard Hétu )
"Allo Hillary ? C'est Barack au téléphone..." ( Route44)
Hillary accusée de tailler des costumes à Barack Obama ( LCI )
Hillary, mômmy in chief ( Americana )
Hillary Clinton durcit le ton contre Barack Obama ( REU )
J moins 1... guerre totale ( Laurence Haïm)
USA 2008 : Alerte Rouge pour Hillary Clinton
Les éditos, posts et reportages du 2 mars
Commentaires
Hillary Clinton a hâte de travailler avec Nicolas Sarkozy qu'elle juge "très intriguant" (sic) dixit Laurence Haïm
Bravo la presse américaine et française en général !!! à force d'attaquer férocement Hillary Clinton, vous avez réussi ce que vous vouliez : qu'un noir (qui n'est qu'à moitié américain) accède enfin (peut être, si le peuple américain le décide)au "trône" américain (et au leadership du monde). Ceci n'est pas un propos raciste de plus, mais le constat de l'acharnement contre une femme politique brillante, exceptionnelle, capable, au profit d'un politicien habile certes, mais qui a le soutien : des puissances financières, et lobbies pro-tiers mondistes (au profit de qui? n'est ce pas Mr Soros le philantrope?); des lobbies pro-africains;
de plus rappelons nous que B Obama promet beaucoup à tout le monde(Hillary l'a très bien imité dans un récent meeting, en bon pasteur en liaison avec le ciel), mais que son programme est très flou (pour ne pas dire inexistant), et que surtout il n'a aucune expérience (élu depuis 3 ans au Sénat américain, c'est un titre de gloire!). Son seul leitmotiv : le retrait d'Irak (si cela suffit à faire un programme chapeau! les temps ont bien changé).
Enfin, comparons ce qui est comparable: il n'a rien de Jonh Kennedy, qui était quand même un politicien chevronné et avait un réel pouvoir de séduction.
Un peu écoeurée quand même, de ce faux "suspens", et d'une élection qui, à terme, va reconduire au pouvoir les républicains, et un "papy" (très héroïque) de 73 ans. Pour un "jeune" état, on a vu mieux!!!!
Marie
Je ne partage pas du tout ces analyses sur le manque d'expérience de Barrack. L'Amérique aime ses politiques séduisants, beaux parleurs et ne crache pas sur la jeunesse!
En réponse à votre diatribe, je précise que Bill Clinton était également jeune et inexpérimenté (47 ans!) au moment de son élection. Il était le plus jeune gouverneur d'un état du Nord (arkansas) à 32 ans...
Il est assez Hilarant que Hilary utilise cela comme argument aujourd'hui...
Pour finir, une remarque sur JFK. Ceux qui connaissent un peu l'histoire de sa carrière politique, sauront qu'il est plus un mythe qu'une réalité. Les gardines du temple américain l'auraiet même jugés dangeureux....
Comme vous le démontrez très bien, Clinton (Bill) avait été gouverneur d'un état (l'Arkansas) pendant 15 ans (c'est quand même mieux que M 0bama); Kennedy (John) a lutté contre la maffia des syndicats avec succès (Sam Giancana), avait un VRAI programme et a instauré les droits civiques; à part son sourire édenté et goulu, qu'a donc à proposer le chouchou de nos nouveaux Nomenklaturistes mondiaux????? Rien : son soit disant programme social est une copie conforme des dispositions qu'avait mises en place Mme CLINTON....Alors, comme changement, on fait mieux!!!!!
Le principal point faible d’Hillary est peut-être finalement ce que l’on pensait être son passe-droit, c’est-à-dire son nom ! Clinton, voilà qui est bien difficile à porter dès lors que l’on fait campagne sur l’omniprésent thème du changement. « Hill », qu’elle le veuille ou non, est une femme du passée, une femme qui –depuis le départ de son mari du bureau ovale- n’a cessé de préparer l’opinion publique à sa prochaine candidature. Huit ans que cela dure ! Huit ans à ajouter aux deux mandats de Bill et vous comprendrez que toute l’expérience de l’ancienne First Lady risque de ne pas être suffisante face à la soif de changement d’Américains en mal de rêves, lassés par presque une décennie de « Bushisme » intensif dont ils sortent lessivés par des années de guerres et de crises économiques.
mildred 9 - www.idee-o.over-blog.com
Ah oui! Mais Bush fils était bien le fils de Bush père si je ne m'abuse non? et Roosevelt (Franklin), le parent de Roosevelt (Théodore); et Kennedy (Robert), le frère de John? (Kennedy).quel est ce nouveau soit-disant "contre népotisme"? Barrack n'était il pas aidé par un "parrain" douteux?????
Marie
Hillary traite Barack Obama de "bleusaille" et lui la traite de tortionnaire (pioché dans les deux cas chez Richard Hétu )






Red phone situation
A propos de situation de crise, ilovepolitics relève que ni Hillary Clinton, ni Barack Obama, n'ont réagi à l'incursion israélienne à Gaza.