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Hier, lendemain de super tuesday, les trois questions qui tournaient en boucle étaient les suivantes : combien de temps le duel Obama-Clinton va-t-il durer ? Qui a gagné le super tuesday ? Et ce duel ne va-t-il pas affaiblir le camp Démocrate pour la course finale face à un ticket McCain-Huckabee présenté comme redoutable par nombre de commentateurs ?
Il y avait autant de réponses que de chroniqueurs. Mais ce ne sont pas ces derniers qui font les campagnes comme on le sait mais les électeurs, le staff de campagne, les soutiens politiques et les... contributeurs financiers. Or à lire les infos du jour, il semble bien que ces deux derniers groupes soient passe de prendre la décision en lieu et place d'électeurs par trop indécis.
Ce sont les Clinton qui se trouvent en passe de perdre ces suffrages. C'est une cruelle ironie de l'Histoire envers ceux qui étaient les rois du fundraising et du lobbying. Howard Dean, chef du Parti démocrate, a laissé entendre qu'il ne laisserait pas la course s'éterniser.
Pour Maria Pia Mascaro, la raison principale à cela est que les Clinton agacent un nombre considérable de politiques et gros financeurs qui se sont jusqu'alors résolus à les épauler par réalisme, à tout point de vue. Maintenant qu'Obama a prouvé qu'il était une alternative valable et que des Primaires sans fin risquent de mettre tous les Démocrates perdants à l'arrivée, les mouches changent d'âne comme on dit au rugby.
Marjorie Paillon d'ilovepolitics résume la situation d'une formule élégante : "[Hillary Clinton ] a tout à perdre dans cette élection. Barack Obama y a tout à gagner". Le seul mérite d'Hillary, aux yeux de beaucoup, était jusqu'alors d'être incontournable. Maintenant qu'elle ne l'est plus, on se détourne d'elle et de son encombrant mari, cqfd.
USA 2008 : Hillary sur la paille
Les éditos, posts et reportages du 7 février
Commentaires
Au sens propre puisque ce sont les Indépendants qui lui ont donné la victoire dans les Primaires ouvertes du super tuesday alors que la base conservatrice Républicaine et ses porte-voix, comme Rush Limbaugh, est favorable à Romney et Huckabee.
Bref si les démocrates sont divisés, les Républicains ne font guère mieux. Et cela relativise la portée en novembre prochain de la mccainmania.
Proposé par En Amérique . A garder en tête pour comprendre les difficultés de McCain face à la base républicaine.
On ne juge jamais qu'à travers son propre prisme culturel et de point de vue le fil de commentaires généré par le post que Versac a consacré à l'art du storytlleing d'Obama est passionnant. Deux tendances nettes : soit Obama agace par son côté Royal, soit il fait espérer être un superSarko, le nombrilisme en moins.
Toujours sur le point de vue de l'autre, ce papier du Monde sur les enjeux transatlantiques du scrutin.
Pioché dans une brève AFP reprise par Le Figaro






Sur Huckabee VP de McCain
Huckabee redoutable candidat... à la vice-présidence ( Les Echos )