Skip to Content »
  • le Samedi 08/03/2008 à 08:51
  • ( Version imprimable version imprimable)

USA 2008 : John McCain, le rebelle qui gagne à la fin

Les éditos, posts et reportages du 8 mars

Mots-clés :

Il avait été battu à la déloyale en 2000 par George Bush et Karl Rove. Cette défaite avait laissé un goût amer car à l'époque, il était le Barack Obama de la campagne. Certes, il y avait un Démocrate dans la course mais ce n'était guère évident alors de s'enthousiasmer pour Al Gore. Ce-dernier n'avait pas encore poli son image avec son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

A l'époque, John McCain était le phénomène nouveau et il avait bénéficié d'une rare ferveur militante. Mais l'establishment Républicain et les sales coups avaient eu raison de lui* et depuis tous ceux qui avaient jugé préjudiciable que le plus mauvais des deux candidats Républicains l'emporte, ont vu leur pressentiment devenir réalité pendant huit longues années. Pas besoin d'être anti-Bush primaire pour en être convaincu.

En 2004, McCain n'a pu concourir, respect du président sortant oblige. Et la ferveur militante est partie chez Howard Dean pour échouer au final chez John Kerry quilui proposa même de devenir son VP. La pendule a tourné. Et il semblait que le simple fait d'être le plus vieux candidat condamnait McCain à nourrir éternellement des regrets pour sa campagne ratée de 2000. On connait la suite.

A présent qu'il a coulé ses challengers brushingués et goupillonnés, McCain va mettre à profit le temps d'avance qu'il a sur les Démocrates fratricides pour fignoler les derniers réglages de la dernière ligne droite de la campagne. Comme le précise François Clemenceau, il va avant toute chose devoir s'atteler à résoudre les problèmes récurrents de financement de sa campagne. Pas d'argent, pas de...

Ensuite, il va se choisir un VP en se payant peut-être le luxe de ne pas s'encombrer d'un Huckabee, soigner ses relations avec la presse, perdre son côté soupe au lait, travailler ses dossiers économiques, polir sa stature internationale et... donner du grain à moudre à tous les analystes qui se complaisent à le comparer à Nicolas Sarkozy sur le thème de la "rupture dans la continuité" pour les Républicains. Bling bling, McCain ? Ca reste à voir.

* Petite musique qui paraîtra familiers aux fans d'Obama d'ailleurs compte tenu de la situation actuelle

En vrac mais pas en vrille :

Les plans de vol de McCain ( François Clemenceau )
John McCain, le franc-tireur ( David Barroux )
L'insubmersible McCain ( Libération/iPOL)
McCain et son pasteur intolérant ( Richard Hétu )