Mots-clés : usa
Ce matin, c'est grand vent d'unanimité sur la blogosphère des reporters et chroniqueurs francophones de la campagne américaine : Obama a remporté une ( très ) large victoire en Caroline du Sud. Et c'est un peu de l'esprit de l'Iowa qui souffle à nouveau sur la campagne, pour le plus grand plaisir des analystes excédés par les dérapages et coups bas autour de la question du genre et de la race, mais pas que à lire ce post de Richard Hétu, des dernières semaines. Hillary Clinton est renvoyée à ses errements en matière de tactique, aux doutes quant à la légitimité de sa candidature et au poids ( lourd ) de son mari.
Comme le raconte Corine Lesnes et Maria Pia Mascaro, le phénomène le plus insolite de la soirée électorale est le concession speech prononcé non pas par Hillary mais par son Bill de mari. La gestion des apparitions médiatiques de l'ex-président n'en finit pas de dérouter, y compris parmi ces plus chauds partisans. Imagine-t-on François Hollande se prononcer en lieu et place de Ségolène Royal le 6 mai dernier ? Bon d'accord, pas très pertinent comme comparaison...
Quoi qu'il en soit, Bill a pesé lourd en Caroline du Sud, qu'il soit ou pas tombé dans un piège tendu par l'équipe Obama. A force de parler de son bilan, avec l'applomb d'un Lionel Jospin, on est pas certain qu'il soit au courant que 10 ans ont passé et que les préoccupations de ses concitoyens ont changé. Et Hillary la battante passe de plus en plus pour la "femme de". Du statut de Cristina Kirchner à celui de femme de maire de droite ou d'extrême-droite en France.... Pas facile les tandems en politique, on vous dit.
Au niveau des autres mauvaises nouvelles pour le clan Clinton, le ralliement progressif du clan Kennedy à Obama. Cette fois, c'est Caroline qui s'y colle via une tribune en attendant peut-être Ted Kennedy. Ce ralliement pèse lourd au niveau du symbole comme le notent François Clemenceau, ilovepolitics et Maria Pia Mascaro. En matière de clan, si les Kennedy partagent avec les Clinton quelques frasques, elles font plutôt penser à Shakespeare. Quand Bill et Hillary eux ne dépareilleraient pas dans une pièce de Feydeau.
En vrac mais pas en vrille, le débat sur les soutiens des journaux :
Le Philadelphia inquirer vote Obama ( ilovepolitics )
Du soutien des journaux dans la campagne ( route44 )
Obama vs Fox News ( Made in USA )
Accueil du blog -
S'inscrire pour commenter ou proposer un lien -
Contact/signaler un abus -
Les Blogueurs associés
-





