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Mitt Romney vient d'emporter le Michigan à la grande satisfaction des électeurs démocrates persuadés que ce milliardaire, mormon, ultraconservateur, et véritable girouette politique, emmènera tout droit dans le mur les Républicains. Pour autant, il ne faut pas enterrer les Républicains. C'est le bazar dans leur camp mais cela ne veut pas dire pour autant qu'ils ne seraient pas capables de tripler la mise après 2000 et 2004.
Si vu d'ici, les jeux semblent faits, si seul McCain, à la rigueur, a grâce à nos yeux de Français, les Républicains ne sont pas morts. Qui aurait parié un kopeck sur Bush en 2000 et 2004 ? Pas grand monde de ce côté-ci de l'Atlantique. Mais à lire les recommandations du grand architecte de ses victoires électorales, Karl Rove, le syndrome Bush pourrait très bien se reproduire : personne ne l'a vu venir mais il est élu.
La situation est quasi identique cette année. A ce propos New York Coste pointe que "A eux tous, les candidats républicains ont levé moins de fonds de campagne qu’Hillary Clinton seule, et à peu près autant que Barack Obama. Cela en dit long sur l'humeur du pays après Bush."
Le papier de François Clemenceau fait froid dans le dos. Du moins à ceux qui préfèreraient voir Clinton, Obama ou McCain siéger dans le bureau ovale plutôt que Mitt le brushing ou Huck Norris. Les angles d'attaque sont percutants, c'est peu dire. Et le rappel de la façon dont Rove avait fait gagner la primaire de la Caroline du Sud à George Bush en diffamant McCain montre qu'en matière de campagne, les Républicains n'auront aucune limite. On a pas fini de réentendre parler de Monica Lewinsky et d'Obama la cocaïne...
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Les Républicains ont changé
C'est le point de vue que développe Barthélémy Courmont de l'IRIS dans une itv accordée à Libération