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Ils ne sont donc plus que quatre en piste : Obama, Clinton, McCain, Huckabee. Certes, il reste toujours Mike Gravel et consorts. Mais leurs candidatures de témoignage ne comptent pas, ou si peu, dans le grand décompte final des délégués et superdélégués. Donc quatre en piste avec une curieuse symétrie d'un bord et l'autre de l'échiquier : un candidat du parler vrai face à un candidat de l'incantation.
Il y a de gros bémols bien entendu à apporter à ce parallèle. D'une part, McCain n'est pas aussi establishment que Clinton loin de là. Il y a un fort caractère "rupture" dans sa candidature. D'autre part, les incantations d'Huckabee n'ont pas la même portée électorale que celles d'Obama. Son potentiel électoral est pour l'heure beaucoup plus réduit. Et quand Obama aligne les soutiens showbizz conquis par ce nouveau rêve américain, Huckabee lui ne recrute que de la série B pour vétérans aigris du Vietnam.
Ces nuances mises temporaiement de côté on peut noter que l'offre politique des deux bords se nourrit d'une contradiction qui traverse tout l'électorat : les mêmes électeurs qui veulent rêver souhaitent également un chef de famille pour les rassurer. Un vrai "rassureur", cette fois, pas un apprenti sorcier comme Bush. Et un vrai rêve, pas du jambon cuit comme Kerry. Les électeurs sont paradoxaux à l'image de la société dans laquelle ils vivent. Cela ne rappelle-t-il pas encore une fois quelques bons vieux débats bien de chez nous ?
En vrac mais pas en vrille :
Oba'mac contre Hillary PC Clinton (US&us)
C'est reparti vers les étoiles ! ( François Clemenceau )
Quand le camp Obama gaffe (Richard Hétu)
Une ruse de Clinton ? ( Richard Hétu )
Levée de fonds : Obama surfe, Clinton rame ( Les Echos )
Fundraiser arrosé ( Philippe Boulet-Gercourt )
La guerre du cash (LCI)
USA 2008 : quatre en piste
Les éditos, posts et reportages du 7 février
Commentaires
Un papier de Christian Delage sur la symbolique Obama
Par larevuedeweb, Jeudi 14/02/2008 à 12:22 -
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Sur le storytelling et le bouquin de Salmon
Ce très bon papier d'André Gunthert appliqué à Nicolas Sarkozy mais dont on peut étendre les conclusions